Économie de Tunisie

Entre 1956 et 1960, pour affirmer le contrôle public dans les secteurs-clefs, le gouvernement prend en main la direction du secteur bancaire et nationalise les sociétés de transport, d’électricité, de gaz naturel et d'eau. Dans le même temps, le 18 octobre 1958, le dinar tunisien devient la monnaie officielle. Cependant, l’importance croissante de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) mène le pays vers l’adoption du socialisme. Les objectifs principaux sont alors la « décolonisation économique », l’amélioration du niveau de vie, la réduction de la dépendance des capitaux extérieurs et la création d'un marché national. En mai 1964, l’Assemblée nationale décrète l’expropriation des terres en possession étrangère afin d’établir 300 fermes coopératives d’État. Toutefois, l’expérience rencontre des difficultés insurmontables et est interrompue en septembre 1969 suite à la parution d’un rapport de la Banque mondiale sur le déficit des entreprises publiques.

Avec l’arrivée d’Hédi Nouira à la tête du gouvernement, l’État engage son retrait du secteur industriel en l’ouvrant à l’investissement privé. En réalité, la Tunisie maintient largement le subventionnement des prix, le secteur financier est entièrement géré par le gouvernement et l’économie est protégée par des droits de douane très élevés et des restrictions d’importation. Cependant, l’économie bénéficie de résultats positifs grâce aux 2 chocs pétroliers, qui font augmenter les prix du pétrole et des phosphates, mais aussi grâce à une production agricole en hausse et à des recettes touristiques plus élevées. Néanmoins, la Tunisie reste dépendante des recettes pétrolières et est pénalisée par son endettement extérieur, grevant les finances publiques qui assurent jusque-là les rentes. De plus, elle n’a pas de base productive en mesure d'absorber le surplus de travailleurs et d’exporter une gamme de produits diversifiée et compétitive. Le manque d’investissement de l'État dans les infrastructures entrave encore la croissance et dissuade les investisseurs privés. Entre 1985 et 1986, les agitations sociales augmentent de façon dramatique où l’UGTT organise des grèves et des manifestations contre l’augmentation du chômage et la politique salariale. En conséquence, le gouvernement conduit par le premier ministre Rachid Sfar se met d’accord avec le Fonds monétaire international sur la mise en place d’un programme de réforme économique. Au bout de 18 mois, les grands déséquilibres internes et externes sont maîtrisés, la dette extérieure reste raisonnable et une croissance du PIB de 4,3% est atteinte. Dès le début des années 1980, le gouvernement considère aussi la privatisation des entreprises étatiques pour mettre fin à leur endettement. Les secteurs concernés sont surtout le tourisme, les matériaux de construction, l’industrie textile, l’industrie agroalimentaire et la pêche, la mécanique et l’électrotechnique. De plus, le gouvernement encourage l’industrie manufacturière produisant uniquement pour l’exportation en lui donnant la possibilité de s'implanter partout dans le pays tout en travaillant sous le règlement des zones de libre-échange.

Avion de Nouvelair Tunisie
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La Tunisie possède aujourd'hui une économie diversifiée. Elle est historiquement liée à l'agriculture (blé, olives, dattes, agrumes et produits de la mer), aux mines et à l'énergie (grand producteur de phosphates et dans une moindre mesure d'hydrocarbures), au tourisme (6,5 millions de touristes en 2006) et aux industries manufacturières (textiles, agroalimentaire et électro-mécaniques). Compte tenu de l'urbanisation et de la pénétration de produits alimentaires industriels en milieu rural, la part de l'autoconsommation dans l'approvisionnement des ménages a régulièrement baissé au cours des 30 dernières années. Ainsi, l'autoconsommation de céréales est passée de plus de 25 % en 1975 à moins de 2 % en 2000. Elle reste cependant significative voire importante pour quelques produits en milieu rural (huile d'olive, œufs, lait, volaille et certains fruits et légumes) mais est devenue très faible dans les villes. Dans le domaine industriel, la politique interventionniste de l’État continue de se réduire avec l’augmentation des privatisations, la simplification de la structure fiscale et une approche prudente de la dette publique (déficit budgétaire de 2,6 % du PIB en 2004[7]). Au niveau global, la croissance annuelle moyenne du PIB est de 5 % depuis 1987[8] et atteint 5,8 % en 2004[7]. L’accroissement du secteur touristique et des échanges commerciaux sont parmi les principaux éléments de cette croissance régulière. Le taux d’inflation est relativement faible (2,9 % en 2005[9]) mais le taux de chômage reste assez élevé même s'il varie selon les sources choisies. Enfin, le niveau des salaires pèse par rapport à d'autres pays en développement : un ouvrier tunisien gagne ainsi entre 115 et 130 € par mois (pour 40 à 48 heures de travail hebdomadaire).

La Tunisie est le premier pays méditerranéen à avoir conclu un accord de libre-échange avec l’Union européenne (17 juillet 1995). Il est entré en vigueur le 1er mars 1998. Selon les termes de cet accord, la Tunisie et l’Union européenne s’engagent à créer progressivement d’ici 2008 une zone de libre-échange. La Tunisie aura alors un statut comparable à la Norvège ou à l’Islande.

DonnéesValeurs
Produit intérieur brut36,522 milliards de dollars (2006)
Produit intérieur brut par habitant3 600 dollars (2006)
Main d'œuvre par secteurs (2006)agriculture : 16,3 %
industrie : 34,3 %
services : 48,9 %
Taux de chômage13,9% % (2006)
Dette extérieure18,37 milliards de dollars (2006)
Indicateur de développement humain87e (2006)
Population sous le seuil de pauvreté7,4 % (2005)
Coefficient de Gini0,40 (2005)
Sources : CIA World Factbook[10]

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Commentaires (3)

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